Christian Louboutin

Président du jury accessoires de mode et invité d’honneur

Le corREDor

« J’aime l’idée de présenter une facette de mon travail que les gens ne connaissent pas forcement, loin des idées reçues qui font du soulier un objet simplement utilitaire ou un objet sur lequel on projette désirs et fantasmes. Le corREDor met en scène huit souliers qui soulignent des aspects de mon travail en lien avec des valeurs qui m’habitent depuis long- temps. ».

  • Christian Louboutin

Le corREDor se veut le manifeste de la fin d’une période trouble et la célébration d’un retour à la vie comme ont pu l’être les Années Folles au siècle dernier, une parenthèse intime et riche propice à l’évasion et au rêve.
Pensée comme une infinity room nimbée de rouge, elle s’inscrit dans une trame graphique qui reprend la silhouette de la forme en bois sur laquelle les prototypes de souliers sont développés.

« Une de rares choses qui n’a pas de fin c’est l’imagination, il n’y a aucune limite à l’imaginaire. »

Plongée kaléidoscopique dans l’univers foisonnant d’un créateur, cette installation met en lumière huit souliers d’exception issus de dif- férentes collections. Pour prendre vie, ils ont exigé l’intervention d’une main au savoir-faire unique et portent en eux l’importance de la transmission et une certaine conception du temps long.

« Mon père qui était ébéniste m’a transmis le goût des beaux objets, sans qu’ils soient nécessairement des objets de grande valeur, mais toujours des objets bien faits. »

Ces souliers sont un hommage à l’artisanat d’exception, une célébration de toutes les cultures à travers des associations de motifs et de couleurs mais aussi une ode au voyage et à l’innovation technique.
So Jetsun et Fairy Garden sont une célébration du voyage et d’un dialogue entre les cultures. La plateforme de bois qui compose ces souliers a été sculptée et peinte par les élèves de l’école des 13 Artisanats Royaux de Thimphu, Bhoutan. La partie supérieure - la tige – a elle été imaginée en miroir aux motifs dessinés au Bhoutan et réalisée dans nos usines en Italie.

FaraBoot, Pied Noeud, Corset d’Amour, Jetsun Run & Zuleika Regina sont des pièces couture ayant nécessité chacune plusieurs semaines de fabrication. Strass apposés un à un, feuilles d’or, lapis lazuli, dentelle à l’aiguille, ... chaque soulier a fait l’objet de la plus grande des attentions.
Expression de la quintessence d’un sa- voir-faire technique unique, la Ballerina Ultima est un soulier fantasmagorique pensé pour ne pas pouvoir marcher. Objet d’admiration et d’adoration, elle culmine à plus de 17 centi- mètres de hauteur, parée de l’iconique semelle rouge qui – fruit d’un heureux accident, une assistante se peignait les ongles lors de l’essayage des prototypes en 1992 - a fait la renommée du créateur.

Ils sont mis en scène sur des piédestaux en bois sculptés et peints eux aussi par les arti- sans de l’Ecole des Treize Artisanats Royaux, fruits d’une plus large commande passée par Christian Louboutin auprès de ces artistes vivants au cœur de l’Himalaya et dont la formation dure plus de sept années.

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